Déchets d’œuvre

Le tout premiser salon de la récup’.

« Pour moi, il n’y a pas de déchets. Comme beaucoup de plasticiens, mon regard sur les matériaux est avant tout artistique. Pour moi, rien ne se perd. Chaque déchet a une valeur, et lui redonner vie est un défi. » Hier sur le salon de la Récup’, une grande première au pied des tours, que l’on doit à l’initiative de Sylvie Hernandez et de son équipe de l’association ECORESS (constituée afin de mettre en oeuvre le concept de Ressourcesie, où l’on collecte les objets pour les réparer et les revendre sans but lucratif).

Sur le salon, la « zone textile autonome » proposait des alternatives de productions et de consom’action autour du textile: pourquoi se vêtir autrement? Fripe, troc, customisation, valorisation des matières premières récupérées et des savoir-faire. Un atelier couture a permis d’apprendre a redonner vie à la fripe avec quelques coups de ciseaux. Ce que fait Julie Lambert pour elle-même, qui a présenté des créations de vêtements à partir de fripe.

« Je customise mes propres vêtements pour dire stop à la surconsommation. De plus les vêtements anciens sont de meilleure qualité. Ce sont des marques françaises qu’on peut remettre au goût du jour. C’est un état d’esprit. Jeune, j’ai pris une année sabbatique et j’ai vécu au Népal et en Amérique du Sud. J’ai vu autre chose. On est dans le partage pas dans la consommation. J’ai vu la vie autrement. Dans mon magasin beaucoup d’objets proviennent de récupération que j’ai transformés, repeints, recoupés. »

À noter que Julie récupère des lunettes usagées qu’elle répare, nettoie, recycle et envoie au Tiers-monde, dans des sites où se trouve un ophtalmo.

Source: Nelly COMBE-BOUCHET, La Provence – 02/04/2012

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